Bilan boursier: les petites et moyennes valeurs dynamitent le 1er trimestre 2012

Bilan boursier: les petites et moyennes valeurs dynamitent le 1er trimestre 2012

Après trois mois écoulés en 2012, c’est l’heure du bilan boursier et il est plutôt bon. Les marchés financiers français se sont bien comportés au premier trimestre 2012 avec un gain de 8,4% pour l’indice CAC 40 et même un pic à 3600,48 points, le 16 mars (+13,9%). Cependant, les small & mid caps (terme anglo-saxon pour les petites et moyennes valeurs) performent mieux, et ce deux fois plutôt qu’une. L’indice propre à ce type de sociétés, le CAC Small and Mid (CMS), grimpe de 16,25%, soit près du double de l’indice de référence des grandes capitalisations telles que Carrefour, Sanofi, Technip. La question se pose : comment les petits (et moyens) ont réussi à damer le pion aux gros ?

Au second semestre 2011, les petites et moyennes valeurs, dont la capitalisation boursière est inférieure à 1 milliard d’euros, ont été massivement vendues par des investisseurs terrifiés par la possibilité d’un éclatement de la zone Euro (et donc de la mise à mort de la monnaie unique). La raison ? La crise des dettes souveraines européennes, qui s’est manifestée spectaculairement en particulier dans les différents pays du Sud tels que la Grèce, l’Espagne (Olé) ou l’Italie. En période de crise, les petites valeurs sont davantage vendues puisque ce sont des actifs plus risqués du fait d’une moindre liquidité. Au second semestre 2011, l’indice CAC Small and Mid avait plongé de 25,8%. Mais ça, c’était avant.

La forte chute des cours a rendu très attractives les valorisations des petites et moyennes valeurs et donc préparé le terrain pour les performances du premier trimestre. D’autant que les différentes décisions politiques et monétaires, en particulier l’opération de refinancement illimité sur trois ans (LTRO) des banques commerciales auprès de la Banque Centrale Européenne (BCE), ont permis de calmer et plutôt fortement les opérateurs de marché. Leurs craintes apaisées, les investisseurs n’ont pas hésité à renouer avec des actifs risqués pour garnir leur portefeuille, et donc y mettre des actions et plutôt des petites et moyennes valeurs qui sont moins liquides. Par ailleurs, les publications de résultats de ces sociétés au titre de l’année 2011 se sont révélées plutôt satisfaisantes avec une préservation des marges. « La rentabilité opérationnelle s’est stabilisée au second semestre 2011 par rapport au premier semestre 2011 mais elle a retrouvé les niveaux de 2007 », affirme le bureau d’études IDMidCaps, dans un rapport. Le bureau d’analyse financière indépendant spécialisé sur la thématique anticipe pour 2012 sur une croissance des ventes de 5% (hors deux sociétés : Atos et Ipsos), loin, bien loin d’un scénario de forte récession pour l’année en cours.

Au cours des trois premiers mois de l’année 2012, les plus fortes hausses sont à mettre à l’actif des sociétés : Nicox (+219% heureusement après la déconfiture de 2011), AB Science (+109%), Geci International (+103%) et Haulotte Group (+85%, normal les nacelles élévatrices ça monte !). Par contre, la suite s’annonce plutôt volatile. Rendez-vous à la fin du second semestre 2012….

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